Ainsi qu'aux éditeurs de guides gastronomique qui, moyennant quelques étoiles, font acheter à des restaurateurs peu connus leurs pages de publicité.
Bienvenue dans l'univers des casseroles, des fouets et des fusils.
Aujourd'hui, recette numéro 1: Comment devenir Chef "reconnu" au Québec.
Trois principaux éléments à ne pas mettre dans cette recette:
1. Un français, c'est chiant
2. Un italien, ça blanchit de l'argent
3. Un grec, il faut rapporter son vin.
Combiner dans cette ordre:
1. Être un jeune Québecois pur laine, sans OGM (de préférence du bas du fleuve, mais de Chicoutimi peut aussi faire l'affaire).
2. Avoir été en France voir les cousins.
3. D'être reconnu par personne en revenant.
4. Ouvrir son restaurant dans le quartier les plus branché des intellos.
5. Ajouter une pincé de la faune des journalistes de Radio Canada (c'est comme le paprika, ça améliore la sauce!)
6. Être effeminé, un gros atout.
7. Laisser mijoté son côté androgine, comme l'escargot.
8. Faire des mariages plus qu'extravagant comme le chocolat et le foie gras qui a profiter à mon bol de toilette plus qu'à moi (chocolat minimum 70%, ça fait plaisir au gars du Devoir).
9. Coller ce même foie gras à la feuille de gélatine.
10. En faire une poutine que ces mêmes journalistes trouvent divine (je m'intéroge toujours pourquoi on refuse ce titre à Jean-René Dufort).
11. Ne pas oublier de payer ses cuisiniers à même les gratuités des micro-brasserie.
12. Faire attention à la température de la cocotte enrubannée qui ne peut être déglacé qu'au champagne.
Être autodidacte, de créer sa recette quotidienne vous vaudrons d'être retrouvé dans un livre publié par Québecor vendu au Costco pour les fêtes de Noël..oh pardon, le Solstice d'hiver.
Laissé le tout se reposer quelques semaines et vous voilà reconnu pendant des années et si la mayonnaise prends vraiment bien, la Caisse de Dépôt pourrait même financer votre prochain local.